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Haïti Imprimer
Écrit par Harold Errié   
Lundi, 03 Mars 2008 15:58
Haïti est le pays le plus pauvre de l’Amérique. Il occupe le 149ème rang sur 182 pays dans l’Indice de pauvreté et de développement humain durable.

La problématique haïtienne est caractérisée par un déficit considérable au niveau environnemental avec seulement 3% du couvert végétal, ce qui accélère les risques de dégradation des sols par l’érosion,  les dangers des catastrophes naturelles comme les inondations cycliques, les éboulements montagneux, la démolition systématique des berges des rivières. Le territoire est pauvrement favorisé au point de vue agricole car seulement 36% des terres se trouvent en plaines.

La détérioration des facteurs écologiques a réduit considérablement les potentiels du secteur agricole, principale source d’activités productrices et d’emplois. Actuellement, le pays importe plus de 60% de ses productions céréalières qui constituent la base alimentaire des Haïtiens.
Mais c’est surtout la vétusté des infrastructures d’irrigation et le retrait brutal des organismes publics dans le renouvellement des intrants et l’assistance technique qui frappent le plus durement les planteurs.

Le commerce constitue une activité très polarisante mais incapable de pourvoir en revenus suffisants du fait de son caractère informel.

Plus de 77% des Haïtiens vivent dans l’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec un revenu moyen inférieur à US$ 2 par jour. Le taux de natalité est supérieur à 4% alors que le taux de morbidité atteint 2,5%.

Plus de 50% de la population a moins de 18 ans. Le taux de longévité des Haïtiens est estimé à 50 ans. Le taux d’analphabétisme a été réduit dans les dernières décennies mais demeure tout de même significatif : 38,5%.

La situation de l’Etat est tout aussi dramatique. Incapable de prendre en main les destinées du peuple, elle est assistée doublement par la MINUSTAH dans ses fonctions politiques, de sécurité et de contrôle du territoire et par les Agences multilatérales et les ONG pour la composition de son Budget national (75% octroyés par l’extérieur), l’appui économique aux secteurs productifs et  la réalisation des projets sociaux.

Depuis le séisme du 12 janvier 2010, un Comité interministériel de composition mixte (haïtienne et étrangère) gouverne le pays et administre ses affaires de premier plan.
Mise à jour le Mercredi, 11 Août 2010 11:01